Prêtre du diocèse de Grenoble (1834-1839)
Pendant cinq ans, il exerce son ministère au service du diocèse, d'abord comme vicaire à Chatte puis, à partir de juillet 1837, comme curé de Monteynard près de La Mure. Il se consacre entièrement à son ministère et se soucie d'approfondir sa formation intellectuelle et pastorale. Les sermons de cette époque montrent le soin qu'il apporte à leur rédaction, et le Vade mecum, qu'il commence en 1836 comme un journal de bord, trace le programme d'études qu'il s'impose quotidiennement. Les Retraites annuelles témoignent de sa vie spirituelle, austère, teintée de jansénisme, centrée sur la croix de façon doloriste. – Sur ce point, une grâce singulière, reçue au calvaire de Saint-Romans, au cours de ses années chattoises, annonce et amorce un changement: elle l'ouvre à une spiritualité marquée par l'amour: c'est la grâce du Rocher de Saint-Romans.
Par son zèle pastoral, en peu de temps, l'abbé Eymard renouvelle sa paroisse. Il garde néanmoins l'attrait de la vie religieuse. Après des atermoiements, Mgr de Bruillard l'autorise à quitter le diocèse et à entrer chez les Maristes.
